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La voie professionnelle reste sous tension. La ministre déléguée S. Roubache a présenté sa feuille de route autour de 3 priorités : sécuriser l’orientation, garantir l’égalité des chances et favoriser l’insertion professionnelle. Derrière ces éléments de langage, le gouvernement poursuit son projet néfaste pour les élèves scolarisé·es dans l’enseignement professionnel : les orienter vers l’emploi le plus tôt possible, à la disposition des entreprises.

En poursuivant son projet articulé autour de l’entreprise et fondé sur le modèle de l’apprentissage, le gouvernement diminue le temps scolaire, restreignant ainsi les possibilités d’une instruction scolaire exigeante sur l’ensemble du cursus (baccalauréat professionnel et CAP).

Les précédentes réformes, telles que celle des parcours différenciés en classe de terminale, ont fait la preuve de leur inefficacité et de la profonde désorganisation qu’elles ont engendrée dans les établissements. Dès lors, même si des avancées sont à noter (retour des épreuves du bac pro à la mi-juin), le gouvernement cherche coûte que coûte à ne pas perdre la face et à marquer sa volonté d’orienter précocement les jeunes. Ainsi, le parcours personnalisé reste à l’œuvre, réduit à deux semaines sécables. Les élèves sont une fois encore mis·es en grande difficulté : ils et elles devront faire leur choix plus tôt dans l’année. Le volet « poursuite d’études » du parcours différencié reste flou, tandis que le volet « insertion professionnelle », qui est privilégié, doit se faire dans le domaine de formation, faute de quoi il ne sera ni reconnu comme PFMP ni rémunéré.

L’EPS s’en trouvera encore affectée, avec des parcours positionnés au cœur des cycles d’APSA, déjà hachés par les PFMP. Comment favoriser une étude exigeante et continue pour nos élèves de LP, qui en ont pourtant le plus besoin ? Le SNEP-FSU revendique des mesures concrètes : des volumes horaires disciplinaires revalorisés pour redonner du temps d’étude, et la suppression des parcours !