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Pour une revalorisation de l’Indemnité de Sujétion Spéciale

Par Bruno CREMONESI et Marc LEGEIN

Le SNEP-FSU demande depuis 2014 que le système de pondération accordé aux enseignant·es des disciplines de lycée général et technologique le soit pour les enseignant·es d’EPS. Le ministère le refuse et avait créé une indemnité de sujétion spéciale (ISS) (Décret n° 2015-476 du 27 avril 2015), assurant un service en classe de première, de terminale ou préparant à un certificat d’aptitude professionnelle.

Depuis plus de 10 ans, cette indemnité n’a connu aucune revalorisation, malgré l’alourdissement continu des missions dont le logiciel Santorin, iPackEPS et la charge de travail liée aux classes à examens. En 2014, le gouvernement avait pourtant promis plusieurs étapes de revalorisation. L’ISS ne correspond plus ni à la réalité du métier, ni à l’investissement professionnel exigé des enseignant·es. Revaloriser l’ISS n’est pas un privilège, mais une juste mesure de reconnaissance du travail réalisé, d’équité professionnelle et de l’apport de l’EPPCS dans la formation de la jeunesse, dans la réussite scolaire, la santé, l’émancipation et la cohésion sociale.

L’ISS ne permet pas de reconnaître le travail réalisé sur la mise en place des EPPCS en 2021 et les exigences liées à celui-ci :

  • évaluation de la pratique physique (protocoles et référentiels basés sur 5 APSA),
  • évaluation de l’oral (vidéo d’une prestation physique),
  • corrections des épreuves écrites (dissertation et étude de documents),
  • préparation au Grand Oral.


Dans l’enseignement de l’EPPCS une véritable discrimination s’effectue entre les enseignant·es des différentes disciplines (par exemple les enseignant·es de SVT) qui interviennent et qui bénéficient de la pondération.

Nous refusons que l’engagement des enseignant·es d’EPS dans l’EPPCS continue d’être invisibilisé et ne soit pas revalorisé à hauteur des enseignant·es des autres spécialités.

Face à cette situation, le SNEP-FSU exige :

La multiplication par 2 de l’ISS pour les enseignant·es ayant des classes à examens, dont la charge de travail explose en période de certifications (évaluations, jurys, harmonisations, suivis des élèves, contrôles en cours de formation).

La multiplication par 3 de l’ISS pour l’ensemble des enseignant·es d’EPPCS et d’enseignement de spécialité, danse et arts du cirque.

Reconnaître le travail réel, maintenant

Le SNEP-FSU lance une pétition pour exiger une reconnaissance concrète et immédiate du travail réalisé par les enseignant·es d’EPS en classe à examens et les enseignant·es d’EPPCS, des options ou spécialités arts du cirque ou danse.

Signer, c’est défendre notre métier, nos conditions de travail et la qualité du service public d’éducation.