Andjelko Svrdlin

Article mis en avant

4h d’EPS en 6ème, à quoi ça sert ?

Le SNEP-FSU porte la revendication des 4h d’EPS sur toute la scolarité. Or, cet horaire est en vigueur en classe de 6 ème depuis la rentrée 1995. Nous évoquons ici quelques éléments, non exhaustifs, que cette mesure a permis, directement ou indirectement. Il est dans notre ligne syndicale de justifier scolairement, socialement et donc politiquement nos exigences et propositions.

Le développement de l’EPS est indispensable

Le SNEP-FSU sort de son congrès national avec une série d’orientations se situant résolument sur le versant offensif pour la qualité de l’EPS. La mesure phare revendiquée est l’augmentation de l’horaire d’enseignement pour garantir 4 h d’EPS hebdomadaires sur toute la scolarité.

Vous avez dit rôles sociaux ?

La dimension dite éducative, de l’EPS, est souvent convoquée pour expliquer, voire justifier la place de l’EPS à l’Ecole. Pour une part, les défenseurs de cette vision de l’EPS, considèrent que la culture sportive et artistique, si elle est nécessaire, n’est pas première lorsqu’il s’agit de penser l’EPS comme une discipline scolaire. A titre d’exemple, nous illustrerons notre propos à partir de certains aspects de la culture sportive. Il est évident que le traitement spécifique aux activités artistiques peut être fait.

Le Sport a besoin de l’EPS

Le dispositif mis en place l’an dernier, dit « 2S2C » a réactivé un débat qui traverse l’EPS depuis qu’elle existe avec son « S ». Cette discussion, lorsqu’elle a lieu, repose sur la croyance, jamais démontrée, qu’en perdant son « S » la discipline serait mieux à même de se défendre contre des attaques visant à l’exclure du champ scolaire. Le SNEP reviendra dans les bulletins à venir sur quelques éléments de réflexion.

EPS en collège, entre incompréhension et colère

Le contexte sanitaire très dégradé conditionne, forcément, l’activité syndicale et les revendications immédiates pour un enseignement de l’EPS le plus ambitieux possible. Il est évident que les revendications très spécifiques au contexte s’expliquent par notre volonté de défendre, au mieux, la protection des personnels et des élèves. Ceci dit, le ministère profite de la situation pour avancer un certain nombre de réformes tout en préservant les précédentes, qui sont totalement dépassées. Le contexte sanitaire ne fait que confirmer ce que nous dénonçons depuis longtemps, bien avant la pandémie de la COVID-19. Les impératifs sociaux et professionnels nous obligent, donc, tout en nous inscrivant pleinement dans la gestion de la crise sanitaire, de monter en puissance pour exiger un certain nombre de mesures. Ici, il est question de l’EPS en collège et de l’intenable négligence de la part de l’institution.